Ne me dites pas que ce qui suit ne vous est jamais arrivé…

Vous êtes en train de préparer un bon petit plat et au moment d’ajouter le sel, vous constatez que la boîte est désespérément vide. Zut de zut ! Il va falloir descendre chez l’épicier du coin… C’est une chance qu’il en reste un près de chez vous… Ah oui, c’est vrai : chez lui le sel coûte deux fois plus cher qu’à l’hypermarché – qui n’est qu’à quelques minutes (en voiture, il est vrai). Bah ! Qu’à cela ne tienne, au moins vous ne serez pas obligé(e) de discuter avec l’épicière. Qu’est-ce qu’on peut perdre comme temps à être aimable avec les gens.

Allez ! C’est décidé, vous prenez les clés de votre automobile, direction l’hyper. Ah ! L’hypermarché, son grand parking et tous ces gens qui se moquent éperdument de vous. Tiens, vous ne l’aviez pas vu celui-là, coup de chance il ne vous avait pas vu non plus. Trêve de plaisanterie, il vous faut du sel. Mince ! Il y a la queue aux caisses. Tant pis, maintenant que vous êtes là, vous ne pouvez plus reculer. Vous ne prenez pas de caddie, un panier suffira. Un panier, pour une boîte de sel ?

Une toute petite heure plus tard, vous rentrez tranquillement chez vous. C’est tellement agréable de se poser au calme. Vous ouvrez donc vos sacs. Vos sacs ? Mais vous n’aviez presque rien à acheter. En fait, vous aviez « besoin » de deux ou trois choses et vous avez profité de l’occasion. Bien, dépêchez-vous maintenant, vous devez terminer de préparer le repas. En avant pour le grand déballage : un DVD, un bouquin, deux ou trois trucs à grignoter, un T-shirt, bref, tout un tas de choses… Presque 80 € quand même, mais vous avez économisé 1 € sur le sel, n’est-ce pas ! Ce n’est pas si mal. LE SEL ! Catastrophe, vous avez oublié d’en prendre. Rassurez-vous, l’épicier reste ouvert tard. Belle économie et joli bilan carbone.

Ah ! Le petit commerce de proximité…