L’histoire de Sébestan est un projet a muri dans ma petite cervelle pendant quelques années avant de voir le jour. Le but initial était de rédiger et illustrer un livre qui s’appuierait sur un site web montrant des vues de sites réels ayant servi de base à certaines des illustrations. L’évolution du livre en cours de rédaction en a décidé un peu autrement.

Le livre

40 pages, format A4 à l’italienne.

Le site sebestan.com

Un site a été conçu pour, dans un premier temps, faciliter et promouvoir la parution du livre. Son rôle ne se limite pas à cela car il s’est transformé en support de référence destiné à enrichir la lecture dudit ouvrage. Ce site s’est retiré depuis peu pour être intégré au sein de ces pages.

Sébestan est un petit garçon qui, le jour de son dixième anniversaire, reçoit en cadeau un livre écrit par un magicien ami de ses parents.

Le soir même, alors qu’il peut enfin se plonger dans sa lecture, il est tout à coup attiré dans un monde à la fois loufoque et inquiétant par Guilhord, le magicien auteur du livre, qui lui confie une mission importante : retrouver une clé dont la perte prive Paul, le père de Sébestan, de sa faculté de rêver et de croire à la magie.

Commence alors un long périple dans un univers étrange pour Sébestan qui, en s’aidant d’une carte devra retrouver l’objet de ses recherches. Il rencontrera des personnages plus ou moins « recommandables » qui seront parfois en mesure de lui proposer une clé, mais il existe tellement de clés si différentes…

Et si cet ouvrage n’était rien d’autre qu’un livre à clés ?

Guilhord est le président du syndicat du Monde Magique, c’est lui qui est chargé de la publication du journal de la congrégation des magiciens. Par l’intermédiaire d’un de ses livres, récemment réédité, il réussit à attirer Sébestan sur l’île aux Signes et lui confie une lourde mission : retrouver une mystérieuse clé.

D’abord un peu intimidé par ce bonhomme à l’aspect désuet mais à la grande notoriété (locale), Sébestan finira par trouver en lui un compagnon agréable et un réconfort. Toutefois, Guilhord reste, sous certains aspects, un personnage mystérieux et inquiétant et une question à son sujet restera toujours sans réponse : est-il un vrai mage noir ou un faux mage blanc ?

La Dupart, dite Mademoiselle, est la propriétaire du « Tigre de papier », la boutique favorite de Sébestan et de Zoé. C’est une librairie où ils se sentent comme chez eux. On y trouve tellement de choses qu’il y a même quelques ouvrages rédigés par Paul. Sébestan aime vraiment cet endroit, toutefois, il a toujours une légère appréhension lorsqu’il voit arriver Mademoiselle Dupart qui, avec ses cheveux roux, ses lunettes et son air supérieur et inquiétant, lui évoque immanquablement une fée carabosse de port de pêche. Pourtant, elle lui a conseillé de bien beaux livres dont il se délecte toujours. Contrairement à ce que pense Sébestan, c’est probablement une personne recommandable puisque c’est une amie de Zoé et Paul.

Souffrant parfois de maux de tête aussi violents que subits, j’ai un jour consulté mon pharmacien à ce sujet et il m’avait conseillé une marque précise qui, je l’avoue, me convient parfaitement.

Fort de cette expérience, comme mon médecin voulait me prescrire un médicament à l’ibuprofène, je lui indique que ledit médoc me convient à merveille et elle me le prescrit. Je vais donc à la pharmacie et le tenancier me présente… un générique. Je le lui fais remarquer et il m’affirme que tous les génériques sont strictement identiques à l’original. M’aurait-il menti à un moment ou un autre, voire les deux fois ? Je n’ose le penser. Les gens à qui je confie ma santé ne peuvent pas être de simples commerçants qui vont vers la plus forte marge lorsque cela les arrange. Pourtant, quand mon vénéré papa disait « Untel est un pharmacien », ce n’était pas très flatteur pour le bonhomme en question. J’aurais donc du me méfier depuis longtemps.

Outre le fait que l’effet aurait été plus radical si j’avais pris un bonbon au chocolat à la place dudit remède, je m’interroge pourtant sur une chose bien précise : si les médicaments génériques sont totalement identiques à l’original, pourquoi continue-t-on à commercialiser ce dernier ? Ce qui est bizarre, c’est qu’il m’est arrivé de développer des symptômes allergiques spectaculaires avec un générique alors que l’original préserve le volume original de mes jolies petites mains et autres parties de ma charmante personne. Si j’interroge le docte apothicaire à ce sujet, il me dit que le principe actif est identique mais que l’enrobage peut être différent. Tiens, ça ne vous rappelle pas quelque chose, genre le Levothyrox…

Mais il est vrai qu’à notre époque, tout est question d’enrobage.

Générique de fin.