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J’achète mon café en ligne ?

Cela vous paraît aberrant, n’est-ce pas… Rassurez-vous, à moi aussi !

Figurez-vous que je travaille à la maison et que l’un de mes petits plaisirs de la journée est de prendre un bon café. Toujours parce que je suis travailleur indépendant, je connais l’importance de rémunérer un travail à son juste prix et c’est pourquoi je me suis tourné vers le café issu du commerce équitable depuis une bonne quinzaine d’années. Comme tout un chacun, j’ai évidemment MA marque préférée et je pouvais m’approvisionner sans problème dans les moyennes et grandes surfaces environnantes. Je dis bien, JE POUVAIS car c’est quasiment terminé maintenant. Les rayons desdits magasins sont désormais réduits et ne sont plus remplis que de « grandes marques » (en termes de volume de ventes uniquement), de marques distributeur ou de dosettes. Tiens, au passage, vous avez remarqué que les rayons des magasins, s’ils sont de plus en plus étoffés, proposent cependant un choix de types de produits beaucoup plus restreint ?
Bref, désormais, je commande directement auprès de ma marque préférée, et, même avec les frais de port, il m’arrive d’économiser le prix d’un ou deux paquets de café.

Avantage pour le commerce local : nul, comme souvent !
Bilan carbone : nul !

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Du blé dans les poches ou sur les vêtements ?

Argent, pognon, galette, radis, flouze, oseille, blé… Quel que soit le nom qu’on lui donne, tout le monde veut sa part et certains sont prêts à tout pour en avoir un peu plus que les autres. Le cas du boulanger est exemplaire car il est bien l’un des seuls à pouvoir faire du blé à partir de la farine (et non l’inverse). Magie me direz-vous ? Non point. Le boulanger est un malin… Il a inventé le concept des pains de « tradition », c’est à dire qu’il fait tout bêtement le pain comme il n’aurait jamais dû cesser d’être fabriqué. Il faut dire qu’après l’apparition des terminaux de cuisson, il a dû faire face à une rude concurrence. Pour ne pas se retrouver dans le pétrin, il s’y est donc remis. Depuis, il nous vend soit des baguettes qu’il faut manger bien vite sous peine de devoir les donner aux poules, soit des pains de tradition généralement meilleurs que les autres mais avec un défaut majeur (outre le fait qu’ils sont plus chers) : ils sont enduits de farine. Cela doit faire plus vrai, plus authentique… Mouais ! Conséquence immédiate : dès le retour de la boulangerie, il faut passer un certain temps à brosser ses vêtements car, comme d’habitude, on s’est mis de la farine un peu partout. C’est tout juste drôle, me direz-vous ? Je le conçois aisément mais là où je la trouve saumâtre, c’est quand le prix dudit bout de pain augmente de 5 ou 10 centimes (d’euros) pour répercuter la hausse du prix de la farine. Là je dis, Monsieur le boulanger, j’accepte cette hausse si vous mettez dans le pain la farine dont vous aspergez généralement la croûte (pure décoration incitative d’achat).
Je crois qu’il existe une expression pour ce type d’agissement : rouler dans la farine. Décidément…

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Avec un peu d’expérience

Vu dans les annonces de Pole Emploi ce matin:
Ingénieur / Ingénieure sûreté en industrie nucléaire, débutant accepté, salaire indicatif : Annuel de 28 000 à 38 000 Euros sur 13 mois .
Couturier / Couturière très expérimentée (expérience exigée de 5 Ans), salaire horaire de 9,43 Euros, 35h hebdo travail le samedi
Autrement dit : pour la sécurité nucléaire, tu es bien payé même si tu n’as pas d’expérience sur le terrain, mais pour être couturier, tu dois avoir une expérience d’enfer pour gagner une misère. Il faut dire que si tu fais une gaffe en tant que couturièr(e), le client mécontent risque de revenir.
Serai-je médisant si j’ajoute que malgré les précautions prises par Pole Emploi, on embauchera probablement UN ingénieur et UNE couturière.
Bah ! Bonne journée, les gens, le monde tourne rond…

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L’apothicaire et le sceptique

Souffrant parfois de maux de tête aussi violents que subits, j’ai un jour consulté mon pharmacien à ce sujet et il m’avait conseillé une marque précise qui, je l’avoue, me convient parfaitement. Fort de cette expérience, comme mon médecin voulait me prescrire un médicament à l’ibuprofène, je lui indique que ledit médicament me convient à merveille et elle me le prescrit. Je vais donc à la pharmacie et le tenancier me présente… un générique. Je le lui fais remarquer et il m’affirme que tous les génériques sont strictement identiques à l’original. M’aurait-il menti à un moment ou un autre, voire les deux fois ? Je n’ose le penser. Les gens à qui je confie ma santé ne peuvent pas être de simples commerçants qui vont vers la plus forte marge lorsque cela les arrange. Pourtant, quand mon vénéré papa disait « Untel est un pharmacien », ce n’était pas très flatteur pour le bonhomme en question. J’aurais donc du me méfier depuis longtemps.

Outre le fait que l’effet aurait été plus radical si j’avais pris un bonbon au chocolat à la place dudit médoc, je m’interroge pourtant sur une chose bien précise : si les médicaments génériques sont totalement identiques à l’original, pourquoi continue-t-on à commercialiser ce dernier ? Ce qui est bizarre, c’est qu’il m’est arrivé de développer des symptômes allergiques spectaculaires avec un générique alors que l’original préserve le volume original de mes jolies petites mains et autres parties de ma charmante personne. Si j’interroge le docte apothicaire à ce sujet, il me dit que le principe actif est identique mais que l’enrobage peut être différent.

C’est vrai qu’à notre époque, tout est question d’enrobage.

Générique de fin.

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Ah ! Le petit commerce de proximité

Ne me dites pas que ce qui suit ne vous est jamais arrivé…

Vous êtes en train de préparer un bon petit plat et au moment d’ajouter le sel, vous constatez que la boîte est désespérément vide. Zut de zut ! Il va falloir descendre chez l’épicier du coin… C’est une chance qu’il en reste un près de chez vous… Ah oui, c’est vrai : chez lui le sel coûte deux fois plus cher qu’à l’hypermarché – qui n’est qu’à quelques minutes (en voiture, il est vrai). Bah ! Qu’à cela ne tienne, au moins vous ne serez pas obligé(e) de discuter avec l’épicière. Qu’est-ce qu’on peut perdre comme temps à être aimable avec les gens.

Allez ! C’est décidé, vous prenez les clés de votre automobile, direction l’hyper. Ah ! L’hypermarché, son grand parking et tous ces gens qui se moquent éperdument de vous. Tiens, vous ne l’aviez pas vu celui-là, coup de chance il ne vous avait pas vu non plus. Trêve de plaisanterie, il vous faut du sel. Mince ! Il y a la queue aux caisses. Tant pis, maintenant que vous êtes là, vous ne pouvez plus reculer. Vous ne prenez pas de caddie, un panier suffira. Un panier, pour une boîte de sel ?

Une toute petite heure plus tard, vous rentrez tranquillement chez vous. C’est tellement agréable de se poser au calme. Vous ouvrez donc vos sacs. Vos sacs ? Mais vous n’aviez presque rien à acheter. En fait, vous aviez « besoin » de deux ou trois choses et vous avez profité de l’occasion. Bien, dépêchez-vous maintenant, vous devez terminer de préparer le repas. En avant pour le grand déballage : un DVD, un bouquin, deux ou trois trucs à grignoter, un T-shirt, bref, tout un tas de choses… Presque 80 € quand même, mais vous avez économisé 1 € sur le sel, n’est-ce pas ! Ce n’est pas si mal. LE SEL ! Catastrophe, vous avez oublié d’en prendre. Rassurez-vous, l’épicier reste ouvert tard. Belle économie et joli bilan carbone.

Ah ! Le petit commerce de proximité…