Articles

Je n’ai pas la fibre

Avoir la fibre est une jolie expression. On peut, par exemple, avoir la fibre patriotique, pour ma part je me suis découvert la fibre paternelle et j’en suis très heureux.
Mais vous vous doutez bien que si je vous dis que je n’ai pas la fibre, c’est que le sujet est tout autre. En effet, j’aimerais bien pouvoir souscrire une offre Internet à base de fibre optique afin de regrouper mes offres actuelles dans un seul package bien plus économique.
Figurez-vous que notre beau département de la Manche finance l’installation de la fibre optique. Il y a deux ans, notre conseil syndical a eu à donner son accord pour le raccordement de notre immeuble au réseau en cours de pose dans notre quartier. Comme nous n’avions rien à payer, nous avons tous voté comme un seul proprio, pas si fous. Il y a environ 18 mois que les travaux ont été faits dans notre immeuble, et notre quartier s’est trouvé raccordé au fil du temps. Les offres devaient arriver vers la fin 2010. Et puis voilà… Voilà, voilà… Frère âne, ne vois-tu rien venir ? Ben, pas grand chose. Après quelques appels chez Orange, on m’a finalement dit que rien n’était prévu chez nous pour l’instant, les opérateurs s’étant partagé le marché. Étonnement de ma part : qu’on se partage les frais des travaux, d’accord, mais le marché. Pour qui nous prend-on ?
Il y a quelques temps, nous avons donc été informés qu’un commercial SFR passerait proposer ses services dans l’immeuble. Quand il est passé chez nous et que j’ai commencé à lui parler de ligne professionnelle, il a blêmi. Ah oui, j’ai oublié de vous dire cela, je travaille à la maison et je suis plus souvent que de raison amené à télécharger des dossiers frôlant le quasi giga-octet une fois compressés. En outre, je participe à des travaux collaboratifs avec accès permanents à des bases de données qui se trouvent physiquement sur un autre continent… Je ne vous parle même pas du transfert des PDF pour impression chez mon prestataire préféré à 100 Mo la page. Bref, il est évident que j’ai besoin de la fibre mais, en tant que professionnel, je veux choisir mon opérateur et, en l’occurrence, rester chez l’opérateur historique : j’ai largement apprécié la qualité de ses services (pour une utilisation pro, on apprécie d’être dépanné dans la journée).
Alors je ne vais pas m’éterniser, je vais juste résumer la situation. Voici donc le choix qui nous est offert en ce moment :
– Souscrire coûte que coûte une offre fibre avec SFR.
– Ne pas souscrire et rester avec l’opérateur de son choix.
Je n’ai donc pas la fibre !
JUSQU’À QUAND ???

,

L’apothicaire et le sceptique

Souffrant parfois de maux de tête aussi violents que subits, j’ai un jour consulté mon pharmacien à ce sujet et il m’avait conseillé une marque précise qui, je l’avoue, me convient parfaitement. Fort de cette expérience, comme mon médecin voulait me prescrire un médicament à l’ibuprofène, je lui indique que ledit médicament me convient à merveille et elle me le prescrit. Je vais donc à la pharmacie et le tenancier me présente… un générique. Je le lui fais remarquer et il m’affirme que tous les génériques sont strictement identiques à l’original. M’aurait-il menti à un moment ou un autre, voire les deux fois ? Je n’ose le penser. Les gens à qui je confie ma santé ne peuvent pas être de simples commerçants qui vont vers la plus forte marge lorsque cela les arrange. Pourtant, quand mon vénéré papa disait « Untel est un pharmacien », ce n’était pas très flatteur pour le bonhomme en question. J’aurais donc du me méfier depuis longtemps.

Outre le fait que l’effet aurait été plus radical si j’avais pris un bonbon au chocolat à la place dudit médoc, je m’interroge pourtant sur une chose bien précise : si les médicaments génériques sont totalement identiques à l’original, pourquoi continue-t-on à commercialiser ce dernier ? Ce qui est bizarre, c’est qu’il m’est arrivé de développer des symptômes allergiques spectaculaires avec un générique alors que l’original préserve le volume original de mes jolies petites mains et autres parties de ma charmante personne. Si j’interroge le docte apothicaire à ce sujet, il me dit que le principe actif est identique mais que l’enrobage peut être différent.

C’est vrai qu’à notre époque, tout est question d’enrobage.

Générique de fin.

Accueil des sites

J’ai bricolé mon premier site personnel en 1996. Le web n’en était alors qu’à ses balbutiements. Avec le temps et les progrès de l’internet sont apparus les blogs, les réseaux sociaux, sans parler des pages dont la simple vocation est de servir de panneau publicitaire. Je continue à bricoler, avec des outils plus évolués, certes, mais toujours en refusant la pub autre que celle que je fais pour mes produits et activités. J’ai la faiblesse de penser qu’il est stupide d’accepter une (modeste) rétribution pour héberger un objet dont le graphisme n’est pas en harmonie avec celui de mes pages, perturbant, potentiellement vérolé et qui, cerise sur le gâteau, va inciter le visiteur que j’ai tant de mal à attirer à sortir de ma page…
Tous mes sites et blogs sont désormais directement accessibles ici.

L’application prout !

Je dois avoir un peu vieilli ! Je travaille depuis déjà plus de vingt ans à traduire du code pour à peu près tout ce qui peut en contenir, de l’ordinateur classique aux démodulateurs d’antennes satellites, magnétoscopes, matériels portables et tableaux de bord de tout poil. Depuis tout ce temps, je me dis que mon travail contribue à améliorer un peu la vie de mes contemporains… On se motive comme on peut, n’est-ce pas ? Mais trop c’est trop : quand je pense au fric et à l’énergie dépensés pour développer et vendre des applications aussi crétines que la susdite application « prout », tout cela dans le but d’inciter des ados (mais pas seulement eux) à la télécharger pour quelques euros. Vendre pour vendre ne fait progresser personne. Oui, j’ai vieilli. Tiens, au fait, j’espérais être en retraite dans 8 ans. Je crains d’être obligé de rempiler. Ce sera dur. Comme l’a si bien dit Woody Allen : L’éternité c’est long, surtout vers la fin.